Retrait-gonflement des argiles : pourquoi la carte des zones à risque est-elle révisée ?

Date de publication : 29/12/2025

Le gouvernement français procède à une révision majeure de la cartographie des zones exposées au phénomène de retrait-gonflement des sols argileux. Cette mise à jour intègre les données de sinistralité récentes entre 2018 et 2022, période marquée par des épisodes de sécheresse exceptionnels. Le phénomène représente désormais 70 % des coûts du régime d'indemnisation des catastrophes naturelles, soit environ 1,1 milliard d'euros chaque année. Les zones moyennement et fortement exposées couvrent maintenant 55 % du territoire hexagonal contre 48 % en 2020. Pourquoi donc une révision de la carte des zones à risque ?

Une extension significative des territoires concernés

La nouvelle cartographie identifie 12,1 millions de maisons individuelles situées en zones d'exposition moyenne ou forte. Ce chiffre représente 61,5 % des habitations individuelles existantes, contre 52,5 % lors de la précédente évaluation. L'augmentation s'explique par l'intégration de 240 000 sinistres survenus récemment, représentant 58 % de la totalité des dommages enregistrés depuis 1989.

Les propriétaires de ces zones devront respecter des prescriptions renforcées lors de toute construction neuve ou lors des travaux importants. Ces obligations incluent notamment la réalisation d'études géotechniques préalables et l'adaptation des fondations aux caractéristiques du sol argileux. La sécheresse de 2022 ayant coûté 3,5 milliards d'euros aux assureurs, ces mesures préventives deviennent indispensables.

Des impacts concrets pour les propriétaires et les constructeurs

Les habitations individuelles restent particulièrement vulnérables, car elles disposent généralement de fondations plus légères que les bâtiments collectifs. Le changement climatique amplifie les cycles de dessiccation et de réhydratation des sols, provoquant fissures majeures et déformations structurelles. Certains logements deviennent même inhabitables suite à ces mouvements de terrain différentiels.

Les nouvelles exigences imposent des coûts supplémentaires lors de la construction, mais permettent d'éviter des réparations ultérieures bien plus onéreuses. Les propriétaires concernés bénéficient du régime d'indemnisation des catastrophes naturelles lorsque leur commune est reconnue en état de catastrophe naturelle.


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