
Après plusieurs années de ralentissement, le marché de l’immobilier ancien repart à la hausse. Les ventes progressent fortement et les prix retrouvent leur niveau de début 2023. Cette reprise touche une large majorité des grandes villes françaises, avec un retour timide de la hausse à Paris.
Des ventes en forte progression et des prix en hausse
Entre mai et juillet 2025, les ventes de logements anciens ont bondi de 31 %. Cette reprise alimente une nouvelle flambée des prix : + 2,5 % sur trois mois, aussi bien pour les maisons que pour les appartements. Les prix ont ainsi retrouvé le niveau de janvier 2023. Cette tendance concerne désormais 75 % des villes de plus de 100 000 habitants et s’est diffusée à 50 % des communes franciliennes. Même Paris enregistre une légère hausse (+ 0,1 %) après trois années de baisse.
Maisons et appartements : des dynamiques contrastées
La demande pour les maisons anciennes reste soutenue, avec une hausse des prix de 1,7 % sur un an. Les appartements progressent aussi (+ 1,2 %), mais à un rythme plus modéré. Les offres actuelles laissent présager une poursuite de la hausse, avec + 3 % sur trois mois pour les prix affichés. Ce mouvement est surtout porté par les revendeurs qui réinvestissent dans de nouveaux projets, malgré des conditions de crédit encore strictes.
Paris et l’Île-de-France : un retour progressif de la hausse
En Île-de-France, la reprise est désormais visible : la moitié des villes franciliennes connaissent une hausse des prix (+ 1,1 % sur un an). Paris reste plus fragile, mais le marché sort de trois années de baisse, ce qui marque un tournant symbolique. Dans les grandes villes de province comme Bordeaux, Besançon ou Toulouse, la tendance haussière devrait aussi se confirmer dans les prochains mois.
Des freins persistants pour les acheteurs
Malgré cette dynamique, plusieurs facteurs pèsent encore sur le marché : exigences bancaires élevées en apport personnel, taux de crédit stables mais encore lourds, perte de pouvoir d’achat des ménages. Certaines villes, comme Amiens, Saint-Étienne ou Nantes, continuent d’enregistrer des baisses. Mais dans l’ensemble, la hausse des prix de l’ancien semble solidement relancée pour 2025.