
Face à l’accélération du changement climatique, le temps n’est plus au simple constat. Lors d’un colloque organisé au Collège de France le 14 janvier 2026, la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte a rappelé une réalité frappante : les étés records des années 2020 pourraient devenir la norme d’ici 2050. Un signal fort, alors que les acteurs publics et privés peinent encore à investir à la hauteur des enjeux climatiques.
Des territoires déjà confrontés aux effets du climat
Canicules répétées, inondations, sécheresses : année après année, les événements extrêmes se multiplient. Le consensus scientifique est désormais établi, mais la traduction concrète de ces alertes dans les politiques publiques et les stratégies économiques restent insuffisantes. Adapter les infrastructures, repenser l’aménagement urbain, transformer les modes de production : l’adaptation au changement climatique implique une refonte profonde des pratiques. Pourtant, malgré l’urgence, les investissements demeurent en deçà des besoins réels des territoires.
Une étude pour passer du constat à l’action
Pour contribuer à faire évoluer les lignes, la Banque des Territoires a mobilisé des étudiants de la Chaire d’Économie urbaine de l’ESSEC Business School afin de produire une étude dédiée à l’investissement dans l’adaptation climatique. Ce travail s’appuie notamment sur les retours d’acteurs locaux recueillis lors de la consultation du troisième Plan national d’adaptation au changement climatique. Il dresse un état des lieux des risques auxquels font face les territoires et identifie plusieurs leviers d’action : modèles économiques, montages financiers et types de projets susceptibles d’être portés par les acteurs socio-économiques.
Investir ensemble pour une adaptation durable
Au-delà du diagnostic, l’objectif est clair : encourager une mobilisation collective autour de projets à impact positif, à la fois écologiques, sociaux et économiques. La Banque des Territoires espère ainsi fournir une base de réflexion commune pour accélérer le passage à l’action. L’étude plaide pour une montée en puissance rapide des investissements, convaincue qu’il est possible de concilier performance économique et résilience climatique. Un appel à agir dès maintenant, pour préparer durablement les territoires aux défis environnementaux à venir.